The condition of social services on Aboriginal reserves has attracted some attention in the media recently, particularly with the state of emergency in Attawapiskat First Nation. As usual, most of the attention has fixated on determining who is “responsible” for the situation. The provincial government pointed to the federal government, the federal government implicated the Attawapiskat Band Council, and the council cast blame back squarely on the shoulders of unresponsive government officials.
Casting the question of responsibility aside, it is hard to deny that Attawapiskat, like many Aboriginal communities in Canada, has social services that are chronically underfunded. Given that over a third of Attawapiskat’s on reserve population is under the age of 19, education funding is particularly important. A recent comparison undertaken by the Chiefs of Ontario found that band schools receive approximately 35% less of the per-student funding that students in the provincial system receive. Much of this discrepancy stems from a 2% annual cap on federal funding for education that has been in place since 1996. Statistics Canada estimates that educational costs from the 1997-1998 to 2003-2004 school year increased by 3.5% annually, and have further risen since. The population of school-aged First Nations youth has outpaced this growth substantially during this period as well. Federal funding has not kept pace with the increasing costs of providing a quality education at the primary and secondary levels.
Attawapiskat First Nation also has a severe shortage of physical space for instruction. The community’s only primary school, J.R. Nakogee School, has been closed since May 2000 because of site contamination from a diesel leak. This has left students housed in temporary portables. More than a decade and four federal Indian Affairs Ministers later, funds still have not been provided for a new school.
The provincial government has been reluctant to step up to the plate and fill this funding gap, since, in accordance with legally-binding treaty agreements, First Nations education is a federal responsibility. The federal government has refused to lift the 2% cap on neither funding for First Nations education or on the Post-Secondary Student Support Program for Status Indian and recognized Inuit post-secondary students, citing effectiveness and fiscal constraints. In the end, Attawapiskat’s youth suffer. Parents are reluctant to send their children to substandard schools, and inadequate preparation not only leaves students lacking the hard skills necessary for success in a post-secondary environment, it also impacts student confidence and motivation.
Education is certainly not the only issue facing Attawapiskat First Nation, but it is a crucial one. Children and youth require early support to develop the professional and personal skills they need to become strong contributors to their communities and the economy. All Aboriginal students deserve access to a culturally appropriate and supportive primary, secondary and post-secondary education system that meets their learning needs – whether on reserve or off. Rather than finger-pointing and blame shifting, the provincial and federal governments should be working together with Aboriginal communities to improve the education systems available to all Aboriginal students.
Sam Andrey is the Executive Director of the Ontario Undergraduate Student Alliance, and Zach Dayler is the National Director of the Canadian Alliance of Student Associations. With files from Laura Pin.
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L’état d’urgence du Canada – Par Sam Andrey et Zach Dayler
L’état des services sociaux sur les réserves des Autochtones a récemment attiré l’attention des médias, particulièrement depuis que l’état d’urgence a été décrété chez la Première nation d’Attawapiskat. Comme d’habitude, on a surtout concentré nos efforts à tenter d’identifier le « responsable » de la situation. Le gouvernement provincial a mentionné le gouvernement fédéral, le gouvernement fédéral accuse le conseil de la bande d’Attawapiskat, et les membres du conseil jettent carrément le blâme sur les représentants passifs du gouvernement.
En écartant la question de la responsabilité, il est difficile de nier que les Attawapiskat, comme beaucoup de communautés autochtones au Canada, manquent périodiquement de financement pour leurs services sociaux. Étant donné que plus d’un tiers de la population de la réserve d’Attawapiskat est âgée de moins de 19 ans, le financement en éducation est particulièrement important. Une comparaison effectuée récemment par les chefs de l’Ontario a montré que les écoles de bandes reçoivent un financement par étudiant inférieur d’environ 35 % par rapport à celui que reçoivent les étudiants du système provincial. Cet écart est attribuable en grande partie à la limite annuelle de 2 % sur le financement fédéral pour l’éducation, qui est en vigueur depuis 1996. Statistique Canada estime que les coûts en éducation entre l’année scolaire 1997-1998 et l’année scolaire 2003-2004 ont augmenté de 3,5 % par année, et qu’ils ont continué d’accroître depuis. De plus, la population de jeunes d’âge scolaire au sein des Premières nations a connu une croissance beaucoup plus importante pendant cette période. Le financement fédéral n’a pas été adapté à l’augmentation des coûts permettant la prestation d’un enseignement de qualité aux niveaux primaire et secondaire.
La Première nation d’Attawapiskat a également souffert d’un manque crucial d’espace physique voué à l’instruction. La seule école primaire de la communauté, l’école J.R. Nakogee, a fermé ses portes en mai 2000, en raison d’une contamination du site par une fuite de diesel. Cet incident a nécessité le placement des étudiants dans des classes temporaires. Plus d’une décennie et quatre ministres fédéraux des Affaires indiennes plus tard, les fonds pour la construction d’une nouvelle école n’ont toujours pas été alloués.
Le gouvernement provincial s’est montré hésitant à faire sa part et à combler cet écart de financement, étant donné que le fédéral est responsable de l’éducation des Premières nations, d’après les traités juridiquement contraignants qu’il a conclus. Le gouvernement fédéral a refusé d’augmenter la limite de 2 %, tant pour l’éducation des Premières nations que pour le Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire destiné aux Indiens inscrits et aux étudiants inuits reconnus de niveau postsecondaire, en mentionnant l’efficacité et les contraintes budgétaires. Au bout du compte, ce sont les jeunes d’Attawapiskat qui en souffrent. Les parents hésitent à envoyer leurs enfants à des écoles non conformes, et une préparation inadéquate prive les étudiants des aptitudes complexes nécessaires à leur réussite dans le milieu postsecondaire, en plus de nuire à leur confiance et à leur motivation.
L’éducation n’est certes pas le seul problème auquel est confrontée la Première nation d’Attawapiskat, mais il s’agit d’un problème crucial. Les enfants et les jeunes ont besoin d’un soutien dès leur jeune âge pour être en mesure de développer les habiletés professionnelles et personnelles qui leur permettront de participer activement à leur communauté et à l’économie. Tous les étudiants autochtones méritent d’avoir accès à un système d’éducation primaire, secondaire et postsecondaire qui est adapté à leur culture et qui répond à leurs besoins, sur la réserve ou à l’extérieur. Plutôt que de pointer des gens du doigt et de porter des accusations, les gouvernements fédéral et provincial devraient collaborer avec les communautés autochtones pour améliorer les systèmes d’éducation accessibles à tous les étudiants autochtones.
Sam Andrey est le directeur général de l’Ontario Undergraduate Student Alliance, et Zach Dayler est le directeur national de l’Alliance canadienne des associations étudiantes. Avec les dossiers de Laura Pin.